Le stop sur autoroute : Différence entre versions

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(Barrière de péage)
 
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L'auto-stop est interdit sur autoroute dans la plupart des pays (Pays-Bas, France…) et toutes voies interdites aux piétons (chaussée, bas-côté…). Il est le plupart du temps toléré au niveau des entrées d'autoroute, péages et des différentes aires.  
  
Après un voyage de quelques 3000 kilomètres, je crois pouvoir apporter ma pierre à l'édifice en livrant ici quelques conseils. Ils porteront sur le stop pratiqué en milieu autoroutier exclusivement, français principalement.
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un truc que j'ai appris à mes dépends : éviter de se faire déposer sur _la dernière aire avant votre sortie_ (par quelqu'un·e qui irait plus loin) : les gens ne s'arrêtent pas sur une aire quand ils sont à 10 km de l'arrivée...
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(c'est un employé de l'aire qui m'a finalement sauvé à la nuit tombée...)
  
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[Ajout d'un.e autre : personnellement, j'ai souvent été déposée sur la dernière aire avant une sortie, et j'ai rencontré pas mal de gens qui s'arrêtaient à 10km de l'arrivée ;) Cela doit dépendre des lieux, du moment, de paramètres différents...]
  
==Aller de station-service en station-service==
 
  
Pour cela, j'avais un peu préparé l'aller grâce à un site qui donne le détail de toutes les stations présentes sur le réseau autoroutier français -- et probablement ailleurs aussi, je n'ai pas vérifié --, comme sur cette page : [http://routes.wikia.com/wiki/Autoroute_fran%C3%A7aise_A10_%28Aires%29]. Je n'avais pas pris de le temps de le faire au retour, ce qui m'a permis de constater l'importance de bien connaître l'endroit où l'on se trouve. En effet, j'ai fait un millier de kilomètres de détours parce que j'étais avec des gens qui oubliaient de me déposer à la dernière station qui m'arrangeait avant de bifurquer dans une direction qui n'était plus la mienne (Narbonne n'est pas tout à fait à côté de Bordeaux, c'est pourtant là que je me suis retrouvé). Lorsqu'on a le temps, ce qui était mon cas, le détour est plutôt agréable. Je n'avais jamais dormi à la belle étoile juste à côté des Pyrénées. Donc : "Checke la route." (C'est un conseil que m'a donné Arthur, auto-stoppeur régulier entre Paris et Montpellier.)
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Rejoindre l'autoroute est parfois pénible. Une astuce (risquée) déjà tentée peut être de chercher à se faire embarquer par les services techniques de l'autoroute, par exemple en marchant sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute et faire des signes devant les caméras (y'en a souvent). S'ils sont sympa, ils vous déposeront à la prochaine aire d'autoroute. Attention, ils peuvent tout aussi bien appeler les flics!
  
==Quant à la démarche à suivre sur la station==
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Une contribution d'un autre : À propos du stop sur autoroute d'une manière générale, c'est tout de même le mode à privilégier, je pense, pour les distances importantes. C'est sûrement ma façon de stopper préférée grâce au contact humain qui simplifie beaucoup les choses, et la sensation d'avancer à pas de géant. Petites astuces :
  
Étant donné que c'était mon premier long voyage en stop, j'avais un peu peur, donc j'ai préféré m'adresser directement aux gens présents sur les stations. Soit ceux qui faisaient le plein, soit ceux dans la boutique, soit ceux qui pique-niquaient (pas si nombreux, et public majoritairement familial qui répondra que la voiture est remplie). Mais comme les stations ne sont pas si souvent bondées, on a le temps de faire plusieurs fois le tour, et de demander autant aux pompes que dans la boutique. En définitive, on rate peu de gens.
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- Personnellement, j'évite au maximum de me faire déposer sur les aires de repos (je veux dire par là les aires sans magasin/station essence etc.). Elles sont beaucoup moins fréquentées que les autres, le contact y est moins naturel (il faut souvent attendre le conducteur à la porte des toilettes pour pouvoir l'aborder).
Cette technique comporte plusieurs avantages selon moi. On a tout le temps de choisir à qui l'on s'adresse. C'est bien lorsqu'on a peur, mais aussi simplement parce qu'on peut décider de n'aller que vers les têtes sympathiques (ce qui permet peut-être de diminuer le risque de tomber sur un "je suis pas raciste mais..."). On laisse également à l'automobiliste tout le temps de savoir qui il a face à lui.
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En plus, en cas de pluie, on ne s'y met pas facilement à l'abri, et en cas de coup de barre, eh bien pas de café.
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Par ailleurs les employés des aires de service (celles avec des boutiques, donc) se sont souvent montrés bienveillants à mon égard, en m'offrant un café, un coup de main pour me débarrasser de types agressifs (ça m'est arrivé une fois), ou bien en me proposant de dormir dans leur voiture.
  
==Pour aborder l'automobiliste==
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- Une question qu'on me pose souvent quand je fais du stop, c'est "Pourquoi n'avez-vous pas réservé un covoiturage ?" (j'imagine que je ne suis pas le seul)
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Habituellement, j'explique mes convictions à ce sujet, ou bien je dis juste que je suis un peu fauché en ce moment. Une fois cependant, j'ai dit que j'avais réservé un covoiturage et qu'on m'avait posé un lapin, ce qui m'obligeait à faire du stop (c'était vrai à ce moment-là). Les gens à qui j'ai dit ça n'allaient pas dans ma direction de toutes façons et s'apprêtaient à repartir de l'aire où je me trouvais. Eh bien ils ont été pris d'un tel élan de compassion qu'ils sont restés pour m'aider à démarcher mon lift suivant ! Depuis, il m'arrive d'utiliser cette botte secrète quand je désespère, ça marche pas mal (un peu comme le gilet jaune qui laisse penser aux gens que vous êtes en panne).
  
J'ai fini par adopter la logique discursive suivante : Bonjour, je viens de ... (loin) et je vais jusque ... (loin), est-ce que vous pourriez m'aider en me déposant sur une station-service dans cette direction ? Les gens qui ne prennent jamais d'auto-stoppeurs sont un peu impressionnés, et puis rassurés à l'idée qu'on ait parcouru un si long trajet sans agresser personne (je ne garantis par la véracité de la deuxième assertion, c'est plutôt une supposition ou une impression, bien que le raisonnement ne soit pas rationnel). On a tout intérêt à bien connaître les villes présentes sur la suite du trajet, parce que refuser, lorsqu'on est à la sortie de Paris, de monter dans toutes les voitures qui vont vers Orléans au prétexte qu'on va vers Bordeaux, c'est assez crétin et ça peut faire perdre deux heures sur la première station de l'A10. J'ai tendance à croire qu'après dix minutes de recherches, on a intérêt à éviter la stratégie du héron et accepter même les trajets d'une centaine de kilomètres.
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- Attention aussi aux aires réservées aux poids-lourds. Ça m'est arrivé une fois de m'y retrouver à la tombée de la nuit, tous les camionneurs s'y arrêtaient jusqu'au lendemain. J'ai réussi à repartir grâce à une voiture qui s'était trompée, mais c'était un sacré coup de bol.
 
 
==Quant à l'apparence==
 
 
 
Si l'on s'y prend bien, très propre sur soi, etc., il y a moyen d'être pris par des femmes ou des personnes âgées qui ne prennent jamais personne, à l'instar des filles qui font du stop seules. Être Belge semble constituer un avantage non négligeable dans certains pays, dont la France et l'Espagne. Et puis, on a toujours un sujet pour engager la conversation : la crise politique, la guéguerre entre Flamands et francophones. Bien entendu, avoir l'air d'un jeune garçon devient moins évident après un certain âge, mais je crois que c'est une option à considérer si possible. Bien rasé, bien coiffé, mince et bronzé (souvent, les éviers des toilettes des stations d'autoroute sont très pratiques pour se laver les cheveux, et les sèche-mains sont plus efficaces qu'un sèche-cheveux), on jouit presque des mêmes avantages que les filles. (Oui, en me relisant, je prends subitement conscience du caractère sexiste de ce texte qui semble ne s'adresser qu'à des garçons. ''Shame on me.'')
 
 
 
==Quant aux conducteurs==
 
 
 
En France, ceux qui roulent en voiture d'entreprise n'ont le droit d'embarquer personne, pour des questions d'assurance, de même que les routiers. Un routier ou (dans une moindre mesure, et par préjugé) un travailleur qui s'arrête est par conséquent ou bien une personne tellement attentionnée qu'elle est prête à braver l'interdiction, ou bien pas du tout bien intentionnée, ce qui justifie qu'elle passe outre l'interdiction (parole d'ancien routier)... Pour le reste, foncez, vous remarquerez assez vite que ceux qui disent oui ont une très forte propension à être des gens de gauche.
 
 
 
==Pour monter sur l'autoroute et accéder à la première station-service==
 
 
 
Je souscris au conseil mille fois lu : vivent les ronds-points. Les feux rouges sont bien aussi, mais pas avec une pancarte : le contact direct, surtout en ville, permet de bien se faire comprendre des automobilistes, qui parfois n'osent pas s'arrêter simplement parce qu'ils ne sont pas sûrs de pouvoir vous aider.
 
 
 
==Barrière de péage==
 
Les [[Barrière_de_péage | barrières de péage]] sont souvent de bons spots pour faire du stop, surtout pour faire de longues distances.
 
Le mieux étant sûrement de faire du stop sur une grande barrière de péage.
 
Il faut savoir qu'il n'est cependant pas légal d’être piéton sur l'autoroute, et que pour des raisons de sécurité, il est aussi interdit d’être à pieds sur une barrière de péage (même si c'est souvent toléré). Il existe souvent un parking en aval du péage, le stop y est autorisé.
 
 
 
==Une dernière chose==
 
 
 
Faites confiance à votre feeling, mais vite ! Il m'est arrivé à trois reprises d'hésiter. Trop longtemps. Suffisamment de temps pour me retrouver dans la voiture (ou le camion). C'étaient des automobilistes qui se sont avérés être bien intentionnés, mais passer deux cents kilomètres à stresser n'est malgré tout pas une expérience des plus agréables (j'ai le souvenir d'un joli malaise vagal sur le périphérique de Bordeaux, pour cause de stress : j'avais oublié de respirer).
 
 
 
[[Catégorie:Informations générales]]
 

Version actuelle datée du 1 novembre 2018 à 18:15

L'auto-stop est interdit sur autoroute dans la plupart des pays (Pays-Bas, France…) et toutes voies interdites aux piétons (chaussée, bas-côté…). Il est le plupart du temps toléré au niveau des entrées d'autoroute, péages et des différentes aires.

un truc que j'ai appris à mes dépends : éviter de se faire déposer sur _la dernière aire avant votre sortie_ (par quelqu'un·e qui irait plus loin) : les gens ne s'arrêtent pas sur une aire quand ils sont à 10 km de l'arrivée... (c'est un employé de l'aire qui m'a finalement sauvé à la nuit tombée...)

[Ajout d'un.e autre : personnellement, j'ai souvent été déposée sur la dernière aire avant une sortie, et j'ai rencontré pas mal de gens qui s'arrêtaient à 10km de l'arrivée ;) Cela doit dépendre des lieux, du moment, de paramètres différents...]


Rejoindre l'autoroute est parfois pénible. Une astuce (risquée) déjà tentée peut être de chercher à se faire embarquer par les services techniques de l'autoroute, par exemple en marchant sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute et faire des signes devant les caméras (y'en a souvent). S'ils sont sympa, ils vous déposeront à la prochaine aire d'autoroute. Attention, ils peuvent tout aussi bien appeler les flics!

Une contribution d'un autre : À propos du stop sur autoroute d'une manière générale, c'est tout de même le mode à privilégier, je pense, pour les distances importantes. C'est sûrement ma façon de stopper préférée grâce au contact humain qui simplifie beaucoup les choses, et la sensation d'avancer à pas de géant. Petites astuces :

- Personnellement, j'évite au maximum de me faire déposer sur les aires de repos (je veux dire par là les aires sans magasin/station essence etc.). Elles sont beaucoup moins fréquentées que les autres, le contact y est moins naturel (il faut souvent attendre le conducteur à la porte des toilettes pour pouvoir l'aborder). En plus, en cas de pluie, on ne s'y met pas facilement à l'abri, et en cas de coup de barre, eh bien pas de café. Par ailleurs les employés des aires de service (celles avec des boutiques, donc) se sont souvent montrés bienveillants à mon égard, en m'offrant un café, un coup de main pour me débarrasser de types agressifs (ça m'est arrivé une fois), ou bien en me proposant de dormir dans leur voiture.

- Une question qu'on me pose souvent quand je fais du stop, c'est "Pourquoi n'avez-vous pas réservé un covoiturage ?" (j'imagine que je ne suis pas le seul) Habituellement, j'explique mes convictions à ce sujet, ou bien je dis juste que je suis un peu fauché en ce moment. Une fois cependant, j'ai dit que j'avais réservé un covoiturage et qu'on m'avait posé un lapin, ce qui m'obligeait à faire du stop (c'était vrai à ce moment-là). Les gens à qui j'ai dit ça n'allaient pas dans ma direction de toutes façons et s'apprêtaient à repartir de l'aire où je me trouvais. Eh bien ils ont été pris d'un tel élan de compassion qu'ils sont restés pour m'aider à démarcher mon lift suivant ! Depuis, il m'arrive d'utiliser cette botte secrète quand je désespère, ça marche pas mal (un peu comme le gilet jaune qui laisse penser aux gens que vous êtes en panne).

- Attention aussi aux aires réservées aux poids-lourds. Ça m'est arrivé une fois de m'y retrouver à la tombée de la nuit, tous les camionneurs s'y arrêtaient jusqu'au lendemain. J'ai réussi à repartir grâce à une voiture qui s'était trompée, mais c'était un sacré coup de bol.